Cumulonimbus

                   Conditions limitative au vol à voile : Cumulonimbus

 

Lors d'une journée estivale, les nuages qui bourgeonnent se limitent généralement à la formation de cumulus("les nuages de beau temps"). Ce sont ces cumulus qui provoquent les ascendances thermiques comme on l'a vu précédemment. Néanmoins, si l'atmosphère est suffisamment instable, le cumulus continue à se développer et franchit plusieurs stades avant de se transformer en cumulonimbus.

Le cumulus se transforme en cumulus mediocris(plus haut que large) puis en cumulus congestus où il bourgeonne et "pompe" l'air chaud et donne les premières précipitations.

 

Le cumulonimbus est le plus volumineux de tous les nuages existants: il s'étale sur les 3 niveaux d'altitude (basse couche; niveau intermédiaire; haute altitude). Les ascendances thermiques sont extrêmement violentes sous un cumulonimbus car le nuage aspire plusieurs milliers de tonnes d'air par seconde. L'advection d'air chaud remonte dans le nuage avant de "buter" sur la tropopause (limite troposphère et stratosphère: couche semi rigide avec peu d'échange d'air avec les autres couches) et de s'étaler dans ce que l'on appelle l'enclume. L'over shoot (dôme stratosphérique) correspond à l'endroit où l'ascendance la plus puissante rencontre la tropopause, et la transperce pour effleurer la stratosphère. Un pseudo-front froid ( PFF ) se crée entre la subsidence et l'ascendance : dans le nuage, le PFF correspond à l'endroit où se forme la grêle; au niveau du sol, le passage du PFF correspond au front de rafale.

 

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L’enclume, l’over shoot et l’alimentation en cumulus congestus d’un orage tropical.

 

 

L'arrivée du cumulonimbus se remarque par un nuage-mur, que l'on appelle arcus, et qui pourrait correspondre au pare-choc de l'orage. Ce nuage symbolise également le pseudo-frond chaud: c'est au passage du pseudo front chaud que le ressenti est le plus lourd et qu'il fait le plus chaud.

 

Plus en détail, le front de rafale est le lieu où  les subsidences rencontrent le sol: le vent s'étale au sol, il y a ainsi 2 fronts de rafale, le second dans le temps correspond à l'arrêt des précipitations.

 

L'évolution de l'orage au cours du temps dépend de son alimentation. Si des cumulus (congestus) viennent alimenter le cumulonimbus, alors l'orage se développe encore et survit plus longtemps. Dans le cas contraire, comme pour un orage de chaleur en montagne, l'orage se dissipe aussi rapidement qu'il s'est formé, parfois moins d'une heure avant son commencement.

 

En ce qui concerne les précipitations sous les cellules orageuses, elles sont intenses mais très localisées, se situant uniquement après le passage du pseudo-front froid. Les intensités peuvent alors y atteindre 100mm/h en pointe.

 

Les rafales associées au front de rafale peuvent être tempétueuses: à la fin de la canicule d'Août 2003, le passage orageux qui a balayé la France à donnée une rafale extraordinaire de 194km/h à Riorges, dans le centre de la France (valeur officielle MF).

 

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Orage en approche sur la côte Landaise (arcus)

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